3.4 Stratégie d’appel aux actionnaires

Pour faire appel à l’actionnariat, il faut :
Définir la cible,
– Mettre en place une stratégie de commercialisation.

3.4.1 Typologie des actionnaires


On distingue :

— l’actionnaire majoritaire : possède plus de 50% des droits de vote;
— l’actionnaire de référence : il ne possède pas la majorité mais la plus grande part;
-– l’actionnaire minoritaire : minorité de blocage possédant une part suffisante de droits de vote – souvent 33% – pour s’opposer à toutes les résolutions proposées en assemblée générale extraordinaire;
— l’actionnaire dirigeant : dirigeant possédant des actions;
Actionnariat salariés : l’actionnaire salarié est un salarié possède des actions ;
— et les nouveaux actionnaires : ils constituent la cible la plus importante d’une stratégie d’appel aux actionnaires.

Parmi ces nouveaux actionnaires, on distingue :
Actionnariat particulier (petits porteurs). L’actionnariat des particuliers est un actionnariat beaucoup plus stable que ce que l’on pourrait penser. Beaucoup de particuliers sont attachés à la notion d’investissement à long terme, bien plus en tout cas que les fonds de pension qui peuvent vendre un titre du jour au lendemain. Le particulier est donc par essence un investisseur à long terme, et les sociétés privatisées en sont un parfait exemple. Souvent, les particuliers sont fidèles aux entreprises dans lesquelles ils investissent. Mais cet actionnariat constitue une fraction faible de l’actionnariat, en France.

Ainsi, les associations de “petits porteurs” n’arrivent à avoir que peu de poids face aux investisseurs mondiaux, et les cas comme Eurotunnel (aujourd’hui GetLink) sont bien rares.
Actionnariat financier (fonds de pension) : La bête noire et la cause de nombreux dysfonctionnements économiques selon certains : les fonds de pension comme ** BlackRock ** , par exemple. Ce fonds de pension gère les cotisations de retraite de plus de cent millions de personnes. Ces fonds de pension manipulent des sommes tellement considérables qu’ils peuvent influer sur un titre ou un marché durant plusieurs années en une seule opération.
Le fond de pension ne se soucie pas des délocalisations. Il pense de façon globale, au niveau mondial et privilégient la rentabilité court terme à l’emploi ou à la rentabilité à long terme.
Actionnariat public : l’État, les collectivités locales et autres pouvoirs publics permettent à certains groupes de se développer sur un marché captif (EDF) et de s’investir sur des technologies que l’espérance de rentabilité à court terme des fonds de pension n’aurait pas permis de développer.

Une pépite financée sur fonds publics.

3.4.2 Stratégie de commercialisation

On confie très souvent l’augmentation du Capital aux Sociétés de Gestion de portefeuille.
Pour attirer les investisseurs, les sociétés de gestion mettent en place un réseau de distribution pour commercialiser leur gamme de fonds.
Leur réseau de distribution est le suivant :
– Les sociétés de gestion sont distributrices pour leurs clients ;
– Les sociétés de gestion commercialisent souvent leurs propres gammes de fonds directement auprès des investisseurs institutionnels : les banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite, fonds communs de placement ou SICAV ;
– Ces sociétés de gestion utilisent aussi d’autres sociétés de gestion : avec le développement de l’architecture ouverte et des fonds de fonds, il est de plus en plus courant de retrouver dans l’offre des sociétés de gestion des fonds de sociétés concurrentes ;
Courtier en ligne : les plates-formes de distribution d’OPCVM (organisme de placements collectif en valeurs mobilières) en ligne se développent également. Elles proposent les fonds soit aux particuliers soit aux Conseillers en Gestion de Patrimoine indépendants (CGPI) ;
– Les CGPI sont très prisés des sociétés de gestion pour la distribution de leurs fonds. Ils s’adressent le plus souvent à des particuliers aux revenus élevés ;
Gérants privés, banques privées et Family office : les banques privées s’adressent à des clients fortunés. Les gérants privés ou Family offices sont des cabinets qui gèrent le patrimoine d’une famille fortunée uniquement ou d’un petit nombre de familles ;

Banques à réseau et Assureurs (via les supports d’assurance-vie) : les banques à réseau et les compagnies d’assurances distribuent les OPCVM (organisme de placements collectif en valeurs mobilières) auprès de particuliers aux revenus moyens, leurs clients le plus souvent, via des contrats d’épargne et d’assurance-vie. Des conseillers gèrent le patrimoine de ces clients et les dirigent vers un contrat en fonction de plusieurs critères tels le type d’investissement (garanti, risqué, équilibré), leur investissement initial, et l’horizon de placement.

3.4 Stratégie d’appel aux actionnaires