3.4 Le délai de récupération et d’atteinte du point mort

3.4.1 Le délai de récupération

C’est le temps nécessaire pour récupérer l’Investissement grâce aux FNT
actualisés. On retient généralement l’Investissement dont le délai de récupération (ou payback) est le plus court.

3.4.2 Le délai d’atteinte du point mort

Il se calcule simplement :
Délai d’atteinte du point mort = 4,19 mois

Soit, début mai de la 4ème année.

hypermarché

3.3 Le Taux de Rentabilité Interne (TRI)

3.3.1 La définition

Le TRI (ou TIR) correspond au taux d’actualisation qui annule la VAN.
On retient le projet qui a le TRI le plus élevé, car il présente une plus grande sécurité.
Quant le taux d’actualisation retenu (ici 5 %) est plus faible que le TRI, c’est que l’Investissement est viable.

3.3.2 La formule mathématique et son application

A- Calcul mathématique

Comment l’utiliser ?

Par du calcul logarithmique et exponentiel… Ça donne ceci.

B- Autre moyen : méthode graphique

Celle-ci est beaucoup plus simple, mais moins précise.

Pour calculer le TRI qui annule la VAN, on teste la VAN avec deux taux d’actualisation différents et arbitraires (par exemple 3% et
12%).
– Vous représentez ensuite, sur un graphique les deux points représentés par les deux valeurs de la VAN.
– Vous tracez ensuite, la droite passant par ces deux points et la prolongez, jusqu’à ce qu’elle coupe l’axe des abscisses ou ligne “0”.
– Enfin, vous lisez la valeur du Taux d’actualisation correspondant à cette intersection avec l’abscisse.

Voilà, c’est fait.

Si cette valeur du TRI ainsi obtenue est largement supérieure au Taux d’actualisation choisi initialement (t), le projet d’investissement semblera viable. Sinon, il ne faudra vraisemblablement pas investir.

3.2 Valeur Actuelle Nette (VAN)

3.2.1 Définition de la VAN

La Valeur Actualisée Nette (VAN) d’un projet d’investissement est la somme des Flux Nets de Trésorerie (FNT) annuels qu’il engendrera.
Ces FNT doivent cependant être actualisés.
Sont exclues des charges celles qui ne correspondent pas à une sortie réelle d’argent, comme les amortissements de l’investissement.

3.2.2 Formule

A- Exemple

TABLEAU DES FLUX NETS DE TRÉSORERIE

Remarque : il existe deux façons présenter un Tableau de FNT. La première que j’ai présentée ci-dessus, utilise la CAF et le BFRE.

La seconde, sera vue dans les applications de fin de module, en fonction du temps restant.

3.1 La notion d’actualisation

3.1.1 Définition

Le taux d’actualisation est le taux qui permet de produire la même satisfaction avec un revenu futur et un revenu immédiat. Il permet de rendre équivalent un revenu futur et un revenu immédiat.

Exemple : Je me fiche pas mal de disposer de 10 euros de plus, aujourd’hui ou dans deux ans, car la somme est peu impliquante. Mais s’il s’agit de 1000 euros ? Ou de 10 000 euros ? Là Je préfère disposer de 10 000 euros aujourd’hui, plutôt que 10 300 euros dans deux ans. A quelles conditions financières vais-je accepter que ce montant soit disponible seulement dans 24 mois ? 11 000, 12 000 euros ou plus encore ?

3.1.2 Facteurs d’aversion du risque

A- L’inflation

Oui, l’inflation est un risque. Il faut donc tenir compte de l’inflation prévisible sur les 12 prochains mois. 1 Soit, 1,31 % de 10 000 euros par an, avant la crise sanitaire.

B- Autres facteurs en aversion

En tant qu’acteur économique rationnel, je vais aussi :
— tenir compte de ce que me rapporterait un bon placement sûr. Soit, 1,15 % en 2019 ;
— tenir compte du coût du risque (crises financières) qui est matérialisé par la « prime de risque » s’ajoutant aux autres taux. Disons ici, une prime de 2,25 % du capital net investi.

L’actualisation est calculée en intérêts composés sur la base d’un taux annuel. Elle prend en considération deux facteurs déterminant : la valeur temps de l’argent et l’aversion au risque.

Taux d’actualisation = taux d’inflation + taux d’intérêt + prime de risque.
Soit ici pour 10 000 euros (et en simplifiant un peu) :
Taux d’actualisation = 0,0131 + 0,0115 + 0,0225 = 0,0471 ou 4,71 %.

C- Pour aller plus loin

2.5 Cas SARBEC et applications

2.5.1 Cas Sarbec

Neuville-en-Ferrain

Contexte du cas

SARBEC COSMÉTIQUES est une PME certifiée ISO 9001, basée à Neuville en Ferrain (Hauts de France). SARBEC est aujourd’hui le premier groupe familial français indépendant de cosmétiques. Présent internationalement, il conçoit, commercialise et fabrique des produits cosmétiques (soin du visage, hygiène corporelle, crèmes solaires, soins du cheveu et des parfums) pour ses marques propres (dont Corine de Farme) mais aussi, pour de prestigieux groupes (Evian, …).
Le comité de Direction envisage de participer encore plus à l’effort national de lutte contre le Covid-19 pour produire du GHA – gel hydro-alcoolique – au plus vite.

L’usine Jacomo de SARBEC.

SARBEC pourrait ainsi doubler sa production en GHA. En effet, l’usine Jacomo de Deauville serait agrandie pour septembre 2020. L’investissement inclurait aussi un nouvel investissement en machines pour développer ses lignes de production. D’après les prévisions du Service Marketing, cet investissement engendrerait prés de 2,7 millions d’euros de Chiffre d’affaires HT additionnel. L’investissement quant à lui sera de 337 000 euros.

2.3 Flux de trésorerie générés par l’investissement

2.3.1 Règles générales

L’investissement ne se réalisera que si les conditions normales de l’activité qui en découlent, permettent de dégager un excédent de trésorerie à partir des flux de liquidités prévisionnels.
Les flux de liquidités prévisionnels sont constitués de :
— la CAF prévisionnelle d’exploitation
— la variation du BFRE : augmentation et récupération
— et de la valeur résiduelle de l’investissement : Il s’agit de la valeur de revente plausible de l’investissement à la fin de la période d’utilisation, après déduction de l’impôt éventuel sur la plus-value de cession. La valeur résiduelle correspond le plus souvent à la Valeur Comptable Nette. Elle constitue une recette pour la dernière année.

2.3.2 Les encaissements

A- Flux entrants

Hormis la CAF, on relève :
– La cession du matériel (ou valeur résiduelle) : il s’agit ici du prix de l’éventuelle cession du bien, net de l’IS (impôt sur les sociétés). En cas d’absence d’une estimation, la valeur de marché peut être approchée par la formule :   Valeur comptable nette * (100% – IS en %)  .
– La récupération du BFRE (Besoin en fonds de roulement d’exploitation) : en fin de vie de l’investissement, le besoin en fonds de roulement est entièrement ou partiellement récupéré, c’est-à-dire encaissé. Ce désinvestissement s’ajoute à la valeur résiduelle. Nota bene : ceci ne s’applique pas à l’EFRE ( Excédent en fonds de roulement d’exploitation).

– Et la CAF (Capacité d’autofinancement) : les ressources internes (engendrées par l’entreprise) dans le cadre de son activité qui permettent d’assurer le financement de ses projets.

B- Remarques sur la CAF

Le calcul de la CAF permet de déterminer le montant de la trésorerie potentielle qui est généré par l’entreprise dans le cadre de son activité. Plusieurs ratios financiers sont calculés à partir de la capacité d’autofinancement :
Dettes financières / Capacité d’autofinancement : Ce qui permet de calculer la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes financières. Idéalement, ce ratio appelé capacité de remboursement d’une entreprise ne doit pas être supérieur à 2 ou 3.
Capacité d’autofinancement / Chiffre d’affaires : Avec par exemple un ratio de 0,35, cela nous indique que pour 100 euros de chiffre d’affaires, l’entreprise a généré 35 euros de ressources internes pour assurer son financement.

2.3.3 Les décaissements

– L’investissement est supposé être décaissé au début de la première année. – La variation du BFRE : la variation de l’activité de l’entreprise d’une année sur l’autre entraîne une variation de son besoin en fonds de roulement. Cette variation peut être positive (EFRE) ou négative (BFRE).

Voici un exemple :

Exemple de Tableau des flux d’investissement

2.3.4 Applications sur les encaissements et décaissements

Voir les applications côté Materials .

2.2 Tableaux de FTI : modalités pratiques

2.2.1 Montant du capital investi

Définition — Le montant du capital investi. Le capital investi additionne le montant de l’investissement et la variation du BFRE engendrée par l’exploitation du projet.

Ce tableau permet d’en concevoir les détails.

Voici un exemple :

Exemple de “TAO connect” (magasin de Roncq)

2.2.2 Application sur le financement du capital investi

Voir l’application côté Materials .

2.1 Principes de base et BFR

Attention : Cliquez sur Materials ci-dessus, pour accéder à l’application. et ce, après avoir suivi le cours.

2.1.1 Décomposition de la variation de la Trésorerie

Définition — Décomposition de la Trésorerie. Le tableau des flux de trésorerie détaille l’ensemble des mouvements de trésorerie sur un exercice donné en distinguant les flux provenant des processus d’exploitation, d’investissement, et de financement.

Flux des trois processus : activité (exploitation), financement et investissement.
  • Flux de trésorerie de l’activité (FTA) : il indique quel excédent de trésorerie a été généré par l’activité propre de l’entreprise résultant de son chiffre d’affaires ;
  • Flux de trésorerie de l’investissement (FTI) : c’est celui qui nous intéresse dans ce cours : il retrace les décaissements qui résultent des acquisitions d’immobilisations;
    net des encaissements provenant de la cession d’immobilisations ;
  • Flux de trésorerie du financement (FTF) : il retrace l’ensemble des encaissements et décaissements relatifs aux choix de financement : apport en capital, versement de dividendes, emprunts émis et remboursés, montants prêtés par les actionnaires, etc.

A- Révision 1 : passage du bilan comptable au bilan fonctionnel

B- Révision 2 : cycle d’exploitation

C- Révision 3 : Le Fonds de roulement

D- Révision 4 : Le Besoin en Fonds de roulement

2.1.2 Les agrégats : BFR, FR et TN

Il vous faudra, pour aborder ce second chapitre, maîtriser les notions de base du Bilan.
Et ce que je vous propose ci-dessous, est une version simplifiée de ce pré-requis.

A- Pré-requis : maîtriser le calcul du BFR

Le BFR (besoin en fonds de roulement) est un indicateur très important pour les entreprises.
Il représente les besoins de financement à court terme d’une entreprise résultant des décalages des flux de trésorerie correspondant aux décaissements et aux encaissements liés à l’activité opérationnelle.

Je lui consacre une ressource complète (Révisions 1 à 4 ci-dessus) qui répond à toutes ces questions : qu’est-ce que le BFR ? Quand et comment calculer son BFR ? Comment le financer au démarrage de l’activité ?
Comment l’interpréter ? Comment le maîtriser ? Quels sont les ratios en lien avec celui-ci ?


B- BFRE et BFR normatif

Le Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation est calculé à partir d’un bilan fonctionnel.

Il existe aussi un BFR normatif qui lui tient compte d’une forte évolution du chiffre d’affaires dans le cadre d’un nouveau projet d’investissement. Cette seconde technique plus complexe sera abordée en fonction du temps disponible et des pre-requis des élèves.