POL-FIN-4.2- Rentabilité d’une action

4.2.1 Rentabilité passée

A- Définition de la rentabilité passée

Rentabilité passée d’une action dépend de deux éléments :
– le dividende : partie des bénéfices nets distribuée aux investisseurs ( actionnaires …). Ces dividendes servent de rémunération des capitaux investis dans l’entreprise. Les dividendes peuvent être nul, lorsque l’entreprise ne dégage pas de bénéfices sur l’année ou lorsqu’elle fait le choix stratégique de réintégrer l’intégralité de ses bénéfices en réserves.
– l’éventuelle plus-value ou moins-value découlant de la vente d’une action : La plus-value est égale au prix de vente diminué de la valeur d’acquisition. Si la différence fait apparaître une perte, on parle alors de moins-value.

B – Formule de la rentabilité passée

C- Evolution entre 2018 et 2019 : records battus en Bourse

2018 : année record en Bourse, alors que l’économie mondiale réelle est en crise
2019 : encore mieux que 201, alors que la crise financière a éclaté en septembre…
Crise financière : elle éclate dès septembre 2019, mais…
Les jeux mondiaux militaires de Wuhan et Covid-19 de Wuhan…

D- Application sur la rentabilité passée

Travail à faire – Application sur la rentabilité d’un actif financier
François a acquis 28 actions de l’entreprise Total dont voici les principaux éléments d’information en ANNEXE 1.
– 1 Calculez la rentabilité annuelle ;
– 2 Calculez la rentabilité moyenne sur ces trois dernières années.

AnnéesCours de l’action au 31/12Dividende servi pour l’année écoulée
201641,265 euros//
201748,726 euros2,9 %
201846,045 euros2,1 %
201949,412 euros2,6 %
Annexe 1 : Evolution du cours et du dividende de l’action Total.

4.2.2 Rentabilité attendue

Le calcul d’une rentabilité attendue nécessite un travail de prévision faisant appel au théorème de Bayes. Dans ce cours à WIS, nous n’aborderons pas ce théorème, mais son application simplifiée.

A- Définition et formule de la rentabilité attendue

La Rentabilité attendue (Ra) nécessite la formule et les paramètres suivants :
— Il s’agit d’une variable aléatoire qui prend plusieurs modalités (Ri) associées à une probabilité (Pi)
— La formule est la suivante :

B- Application sur la rentabilité attendue

Travail à faire – Application sur la rentabilité d’un actif financier
Comme vu précédemment, François a acquis 28 actions de l’entreprise Total. Il est abonné à un des meilleurs prévisionnistes mondiaux : la Lettre de Vernimmen. Il peut donc élaborer un système d’hypothèses. Et donc, il détermine la rentabilité attendue. Voici les principaux éléments d’information en ANNEXE 2.
– 1 Calculez la rentabilité attendue pour l’année 2019 ;
– 2 Quelle pourrait être la valeur de son portefeuille ?

HypothèseCours de l’actionProbabilité
Hypothèse haute52,260 euros4/10
Hypothèse basse48,720 euros6/10
https://www.vernimmen.net/Lire/Lettre_Vernimmen.php

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POL-FIN-4.1- Actionnaire et marché financier

4.1.1 Notion de marché financier

Définissons cette notion

Marché financier : marché des capitaux à long terme Les marchés
financiers sont les marchés sur lesquels se rencontrent les demandes et les offres de capitaux à long terme où se négocient des instruments financiers, comme :
— des Actions ;
— des Obligations ;
— et des Options (produits dérivés).

A Les objectifs du marché financier

 La mondialisation des transactions avec l’intégration des marchés financiers (ICE Euronext, NYSE, etc.). Selon ** Joseph Stiglitz ** , « il n’y a guère de preuve que la libéralisation des marchés des capitaux contribue à la croissance économique, en particulier pour les pays moins avancés ».
 La collecte et l’investissement de capitaux (sur les marchés de capitaux).
 Le transfert des risques (sur les marchés de produits dérivés : OTC, CDS).
 L’établissement de valeurs, de cours (prix) et de taux (cotations).
 Le transfert de liquidité sur les ** marché monétaire **

B Marchés primaire et secondaire

 Le marché financier primaire repose sur l’émissions de nouvelle actions et obligations alors que le marché financier secondaire est lui le marché où s’échangent les titres déjà émis.
 C’est ce marché secondaire qui est traité par les Bourses des valeurs mobilières (Wall Street par exemple).

C Marchés réglementé, organisé ou de gré à gré

 Marché organisé réglementé : structuré par une plateforme électronique qui fournit un prix d’équilibre en fonction de l’offre et de la demande et régulé par un dispositif de contrôle (admission à la cotation, diffusion d’information et sanctions des manquements) dirigé par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) ; exemple ** EURONEXT ** .

 Marché organisé mais non règlementé : une plateforme électronique de cotation des cours, mais pas d’autorité de contrôle ; exemple Euronext access, Euronext growth…
 Marchés de gré à gré : ni plateforme, ni contrôle ; achats et ventes se font directement entre services juridiques et/ou avocats d’affaires des entreprises concernées ; ces transactions peuvent porter sur tout type de titre financier. Elles sont à haut risque lorsque les transactions portent sur des produits dérivés

D Intervenants du marché financier

 AMF : institution financière et autorité administrative indépendante française créée en 2003. Elle est dotée de la personnalité morale et dispose d’une autonomie financière.
Ses missions sont de veiller à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.
Elle apporte son concours à la régulation de ces marchés aux échelons européen et international.
 ICE EURONEXT : NYSE Euronext est un groupe mondial d’entreprises de marchés financiers passé depuis fin 2013, sous le contrôle d’ **ICE ** (Intercontinental Exchange Group Inc. 3 ). Initialement, en 2007, NYSE (New York Stock Exchange) et le groupe Euronext avaient fusionné.
 les Prestataires de Services d’Investissement (PSI) sont des entreprises d’investissement et des établissements de crédit ayant reçu un agrément pour fournir des services d’investissement.

4.1.2 Marché des Actions

A Type de cotation

Les Actions sont centralisées et négociées sur une plateforme électronique, suivant deux modalités de cotation :
COTATION EN CONTINU : Pour tous les titres bénéficiant d’une liquidité importante. Cette cotation s’effectue de 9h à 17h30 pour le marché français. Toutes les actions qui composent les grands indices boursiers sont cotées en continu, car elles font de l’objet de gros volumes de transactions journaliers.
COTATION AU FIXING (ou « cotation au fixage ») : Pour les actions les moins liquides dont une cotation en continu n’aurait pas réellement de sens. La fréquence du fixage est de un (SIMPLE FIXING de 15h) ou deux par jour (DOUBLE FIXING de 11h30 et 16h30) pour laisser au titre le temps d’accumuler un nombre d’ordres suffisant pour que la variation engendrée soit significative.

B Le RÈGLEMENT-LIVRAISON

Il désigne la phase finale du processus d’achat-vente de titres, qui va permettre, par l’échange simultané des titres contre des liquidités, de finaliser le transfert de propriété.
Il s’effectue :
– Au COMPTANT : avec une commission de transaction et à J+2 ;
– Ou par SRD (Service à Règlement Différé) ou ROR (Règlement d’Ordre avec Report) en fin de mois (c’est comme un crédit), en contrepartie d’une commission supplémentaire de SRD.

C Décrypter une COTATION BOURSIÈRE :

– Le Code ISIN (International Securities Identification Numbers) : identifiant unique, propre à
chaque actif financier – Actions, Obligations, OTC, CDS, produits monétaires…
Groupe de Cotation : définis selon le type de produit (action, obligations, warrants, trackers, …), la nationalité, le mode de cotation (fixing ou continu), le marché (Euronext, Alternext, ) ou les indices : un groupe est créé pour chaque indice national d’Euronext.
Cours : continu ou fixing et plus haut et plus bas pour un titre sur une période, pour connaître
par l’écart-type, le risque associé aux variations.
Volume : nombre de titres échangés sur une période ; exprimé en quantité et en euros.
Capitalisation boursière : valeur de marché de toutes les Actions de l’entreprise.
BNPA : Bénéfice net par Action.
PER (ou Price Earning Ratio) : PER d’une Action = Cours /
BNPA
Rendement : Rendement = Dividende annuel / Cours

3.4 Stratégie d’appel aux actionnaires

Pour faire appel à l’actionnariat, il faut :
Définir la cible,
– Mettre en place une stratégie de commercialisation.

3.4.1 Typologie des actionnaires


On distingue :

— l’actionnaire majoritaire : possède plus de 50% des droits de vote;
— l’actionnaire de référence : il ne possède pas la majorité mais la plus grande part;
-– l’actionnaire minoritaire : minorité de blocage possédant une part suffisante de droits de vote – souvent 33% – pour s’opposer à toutes les résolutions proposées en assemblée générale extraordinaire;
— l’actionnaire dirigeant : dirigeant possédant des actions;
Actionnariat salariés : l’actionnaire salarié est un salarié possède des actions ;
— et les nouveaux actionnaires : ils constituent la cible la plus importante d’une stratégie d’appel aux actionnaires.

Parmi ces nouveaux actionnaires, on distingue :
Actionnariat particulier (petits porteurs). L’actionnariat des particuliers est un actionnariat beaucoup plus stable que ce que l’on pourrait penser. Beaucoup de particuliers sont attachés à la notion d’investissement à long terme, bien plus en tout cas que les fonds de pension qui peuvent vendre un titre du jour au lendemain. Le particulier est donc par essence un investisseur à long terme, et les sociétés privatisées en sont un parfait exemple. Souvent, les particuliers sont fidèles aux entreprises dans lesquelles ils investissent. Mais cet actionnariat constitue une fraction faible de l’actionnariat, en France.

Ainsi, les associations de “petits porteurs” n’arrivent à avoir que peu de poids face aux investisseurs mondiaux, et les cas comme Eurotunnel (aujourd’hui GetLink) sont bien rares.
Actionnariat financier (fonds de pension) : La bête noire et la cause de nombreux dysfonctionnements économiques selon certains : les fonds de pension comme ** BlackRock ** , par exemple. Ce fonds de pension gère les cotisations de retraite de plus de cent millions de personnes. Ces fonds de pension manipulent des sommes tellement considérables qu’ils peuvent influer sur un titre ou un marché durant plusieurs années en une seule opération.
Le fond de pension ne se soucie pas des délocalisations. Il pense de façon globale, au niveau mondial et privilégient la rentabilité court terme à l’emploi ou à la rentabilité à long terme.
Actionnariat public : l’État, les collectivités locales et autres pouvoirs publics permettent à certains groupes de se développer sur un marché captif (EDF) et de s’investir sur des technologies que l’espérance de rentabilité à court terme des fonds de pension n’aurait pas permis de développer.

Une pépite financée sur fonds publics.

3.4.2 Stratégie de commercialisation

On confie très souvent l’augmentation du Capital aux Sociétés de Gestion de portefeuille.
Pour attirer les investisseurs, les sociétés de gestion mettent en place un réseau de distribution pour commercialiser leur gamme de fonds.
Leur réseau de distribution est le suivant :
– Les sociétés de gestion sont distributrices pour leurs clients ;
– Les sociétés de gestion commercialisent souvent leurs propres gammes de fonds directement auprès des investisseurs institutionnels : les banques, compagnies d’assurance, caisses de retraite, fonds communs de placement ou SICAV ;
– Ces sociétés de gestion utilisent aussi d’autres sociétés de gestion : avec le développement de l’architecture ouverte et des fonds de fonds, il est de plus en plus courant de retrouver dans l’offre des sociétés de gestion des fonds de sociétés concurrentes ;
Courtier en ligne : les plates-formes de distribution d’OPCVM (organisme de placements collectif en valeurs mobilières) en ligne se développent également. Elles proposent les fonds soit aux particuliers soit aux Conseillers en Gestion de Patrimoine indépendants (CGPI) ;
– Les CGPI sont très prisés des sociétés de gestion pour la distribution de leurs fonds. Ils s’adressent le plus souvent à des particuliers aux revenus élevés ;
Gérants privés, banques privées et Family office : les banques privées s’adressent à des clients fortunés. Les gérants privés ou Family offices sont des cabinets qui gèrent le patrimoine d’une famille fortunée uniquement ou d’un petit nombre de familles ;

Banques à réseau et Assureurs (via les supports d’assurance-vie) : les banques à réseau et les compagnies d’assurances distribuent les OPCVM (organisme de placements collectif en valeurs mobilières) auprès de particuliers aux revenus moyens, leurs clients le plus souvent, via des contrats d’épargne et d’assurance-vie. Des conseillers gèrent le patrimoine de ces clients et les dirigent vers un contrat en fonction de plusieurs critères tels le type d’investissement (garanti, risqué, équilibré), leur investissement initial, et l’horizon de placement.

3.3 Politique de dividende ou de distribution

La POLITIQUE DE DIVIDENDE ou politique de distribution constitue la première source de rémunération des actionnaires avant la PLUS-VALUE DE CESSION.

Politique de distribution des Actions. De manière générale, une politique de dividende doit s’apprécier par rapport à la RENTABILITÉ MARGINALE (R) de l’actif économique.
— Si cette rentabilité marginale Rp (Rp : rentabilité de notre portefeuille) est supérieure au coût moyen pondéré du capital – le ** CMPC ** vu précédemment – alors le DIVIDENDE pourra être faible, voire nul car l’entreprise en réinvestissant ses bénéfices créera de la valeur.
— Dans le cas inverse, il vaut mieux qu’elle distribue tous ses résultats à ses actionnaires.

La formule sera appliquée au Chapitre suivant :

  • Si Rp > CMPC alors Dividende tend vers 0
  • Si Rp < CMPC alors Dividende devra être attractif par rapport à Rm

EXEMPLE : Nous sommes le 7 janvier 2020, j’envisage de vendre 18 actions à 104,65 euros achetées 97,45 un an plus tôt. Le dividende est de 0,76 euros par action. Quelle est la rentabilité brute ? Exprimez-la en pourcentage.

Calculez sa rentabilité nette en pourcentage, en sachant que son ** PFU ** est de 30 %.

3.2 L’émission d’actions

3.2.1 Conditions préalables

Pour émettre des Actions, il faut tenir compte des Conditions préalables d’émission et du DPS. Conditions préalables à l’émission :

Concernant les nouvelles et les anciennes Actions, les cinq conditions sont les suivantes :
– L’AG (Assemblée générale) EXTRAORDINAIRE des actionnaires doit valider la décision d’augmentation du Capital en numéraire,
– La PRIME D’ÉMISSION de l’Action est comprise entre VALEUR RÉELLE actuelle et VALEUR NOMINALE actée,
– La PRIME D’ÉMISSION doit, elle, être entièrement libérée, afin d’éviter la nullité de la décision d’augmentation du capital ou l’application de sanctions pénales,
– Les ACTIONS NOUVELLES peuvent n’être que partiellement libérées (mises sur le marché),
– mais les ACTIONS PRÉCÉDENTES doivent être totalement libérées.

3.2.2 Droit préférentiel de souscription (DPS)

L’émission d’Actions à un prix préférentiel c’est-àdire à un prix inférieur à la valeur réelle entraîne donc automatiquement un baisse du cours moyen de l’Action après l’augmentation du Capital social.

Le DROIT PRÉFÉRENTIEL DE SOUSCRIPTION (DPS) est un droit vénal (commercial) qui permet de compenser la perte de valeur des Actions sur le marché du à l’augmentation du Capital. A chaque Action possédée par un SOUSCRIPTEUR est attaché un DPS.
DPS = Valeur de l’Action avant − Valeur de l’Action après augmentation

Un exemple :

Le DPS sera donc de 55 euros – 53,27 euros = 1,73 euros de DPS.

Il bénéficie aux anciens actionnaires. Et ces derniers ont une période de temps limitée pour vendre ou exercer leurs DPS.
Ainsi, un ancien actionnaire disposant de DPS pourra les exercer pour acheter de nouvelles actions : 49,22 euros divisé par 1,73 euros = 29 DPS.
Avec 29 DPS, l’ancien actionnaire pourra acheter une action vendu 49,22 euros et ayant une valeur nominale de 40 euros.

Remarque : le DPS étant coté, son cours peut varier, en raison du fait que tous les actionnaires anciens ne participent pas nécessairement à l’augmentation de capital et vendent leurs DPS.

3.1 Le financement par fonds propres

Il y a un grand nombre de leviers organisés en trois catégories :
• les FONDS PROPRES INTERNES
• l’augmentation de CAPITAL SOCIAL
• ou des SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT provenant de Collectivités ou de l’État.

3.1.1 Par des fonds propres d’origine interne

Fonds propres internes. Les fonds propres découlant de leviers internes (ne dépendant pas de l’accord ou de l’action pas de tierces parties) sont :

• le recours à l’AUTOFINANCEMENT : Autofinancement = CAF − Distributions des dividendes
• La CESSION D’IMMOBILISATIONS
Où :

Rappels. Pour comprendre la définition de « FONDS PROPRES INTERNES » :
Capacité d’autofinancement (CAF) = RÉSULTAT + (DAP – Reprises sur DAP) + les quotes-part des SUBVENTIONS D’INVESTISSEMENT + (VALEUR COMPTABLE des éléments d’Actif cédés – PRODUITS DE CESSION des éléments d’Actif)

Eléments d’actif :

Immobilisations incorporelles : ensemble des biens immatériels dont la valeur repose sur un droit juridique. Exemples : droit au bail, brevets, marques, logiciels, les frais de recherche et développement.
Immobilisations incorporelles : les biens physiques tels que bâtiments, terrains, machines de production et équipement, véhicules achetés.
Immobilisations financières : investissements financiers à long terme dans d’autres entreprises. Majoritairement des prises de participation. Les holdings intègrent leurs filiales via ce mécanisme.

Concrètement, le chef d’entreprise peut vendre du stock dormant, liquider des créances, vendre une filiale, des machines, des logiciels créés par elle, ou encore des brevets… pour augmenter sa CAF.

On constate par ailleurs, que la distribution de dividendes réduit cette même Capacité d’auto-financement.

3.1.2 Par des subventions d’investissement

Subventions d’investissement.

Ce sont des financements attribués par les Collectivités territoriales et l’État. Ils sont assignés au financement des Immobilisations.
De telles subventions sont inscrites aux Capitaux propres et une Quote-part est virée au Compte de Résultat (777) par le débit du Compte 139.

Approfondissements ?

Pour plus d’éclaircissements, utilisez l’excellent site http://www.plancomptable.com du Plan comptable :

– Le compte 139 « Subventions d’investissement inscrites au compte de résultat » est débité par le crédit du compte 777 « Quote-part des subventions d’investissement virée au résultat de l’exercice ».

– Le compte 777 « Quote-part des subventions d’investissement virée au résultat de l’exercice » enregistre, à son crédit, le montant des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice par le débit du compte 139 « Subventions d’investissement inscrites au compte de résultat ».

– Attention, c’est imposable (IS).

3.1.3 Par une augmentation des fonds propres

Trois types d’augmentation. Les trois catégories de leviers sont :
– Les APPORTS EN NUMÉRAIRES (voire en nature) par des personnes physiques ou morales donnent en contrepartie, la remise d’Actions ou de Parts sociales. C’est le seul levier permettant d’apporter de nouvelles ressources à l’entreprise.
– L’INCORPORATION DES RÉSERVES au Capital social ; mais cette opération n’apporte aucune ressource à l’entreprise, car elle donne lieu à une remise d’Actions gratuites, car les réserves appartiennent aux Associés.
–Enfin, la CONVERSION DE CRÉANCES en Capital : proposer à un Fournisseur, au banquier ou à tout autre Créancier (détenteur d’une partie de notre dette) de recevoir des actions (ou Parts sociales) en contrepartie de l’extinction d’une Dette. La conséquence est une modification de la structure financière (CP + D) mais pas un apport de ressources.
Dans la suite du cours, nous étudierons les conditions d’un Apport en numéraire et de l’émission d’Actions.